L' exode

L' exode 1940 ( la débâcle ou la drôle de guerre )

Le front français est totalement disloqué. Début du débat en France : pour ou contre la poursuite de la guerre ? L'exode des civils Français du Nord vers le Sud s'intensifie. Paris « se vide » en cinq jours.



L'officier a ordonné à mon père d'évacuer immédiatement : "Les Allemands arrivent, ils viennent d'investir Paris ce matin. Vous avez des jeunes filles à la maison, il vaut mieux partir." Quand une maison est officiellement évacuée, sa garde en est confiée à l'armée qui en assure la protection.



Mon père, un ancien combattant de la guerre de 14 le savait ; il est donc allé chercher, en toute hâte, une charrette, un cheval, et du fourrage chez les voisins, et nous sommes partis, mes parents et six de leurs dix enfants, sur la route de Janvry, en direction d'Orléans, avec juste un peu d'eau et quelques vivres.




Comme le soir tombait, les adultes ont décidé de passer la nuit dans le village. Nous avons tous trouvé refuge dans la cave d'une ferme, que les propriétaires avaient évacuée. C'est là que nous avons mangé et dormi avec nos compagnons d'infortune.



Le lendemain matin, samedi 15 juin, les adultes ont décidé de rester sur place et d'attendre : le secteur était calme, nous étions en sécurité et nous avions des provisions pour plusieurs jours. Où aller sinon ?









Exode des paysans lorrains !!!

Les Alsaciens-Lorrains ont connu trois périodes d' exode forçée et d' invasion de leur territoire , annexion de la Moselle et de l ' Alsace et germanisation obligatoire des populations locales ( 1870 1871 , 1914 1918 , 1939 1945 )

Civils lorrains prisonniers en 1914 1918




A chaque carrefour, mon père hésitait sur le chemin à prendre. Il cherchait à éviter à tout prix les agglomérations et les routes pricipales : il avait entendu à la radio que les avions mitraillaient les réfugiés sur les routes.


J'avais hâte de revoir la maison après ces jours d'errance. Je ne me doutais pas de l'état dans lequel nous allions la retrouver. L'horreur ! L'épicerie avait été mise à sac, livrée au pillage pendant trois jours et vandalisée. Tout ce qui n'avait pas pu être volé avait été détruit ou souillé par les réfugiés et les fuyards. Il ne nous restait plus rien : toutes les marchandises avaient disparu.




Article ajouté le 2007-10-16 , consulté 168 fois

Commentaires


David le 25/11/2007 à 03:00:31
A mes grands parents !!!
LE DESERTEUR le 25/05/2008 à 00:32:30
Fleur au fusil tambour battant il va
Il a vingt ans un coeur d'amant qui bat
Un adjudant pour surveiller ses pas
Et son barda contre ses flancs qui bat

Quand un soldat s'en va-t-en guerre il a
Dans sa musette son bâton d'maréchal
Quand un soldat revient de guerre il a
Dans sa musette un peu de linge sale

Partir pour mourir un peu
A la guerre à la guerre
C'est un drôle de petit jeu
Qui n'va guère aux amoureux

Pourtant c'est presque toujours
Quand revient l'été
Qu'il faut s'en aller
Le ciel regarde partir
Ceux qui vont mourir
Au pas cadencé

Des hommes il en faut toujours
Car la guerre car la guerre
Se fout des serments d'amour
Elle n'aime que l'son du tambour

Quand un soldat s'en va-t-en guerre il a
Des tas de chansons et des fleurs sous ses pas
Quand un soldat revient de guerre il a
Simplement eu d'la veine et puis voilà...
ENGOULSTEIN le 07/06/2009 à 23:20:43
moi je suis trés ému par la Libération et je te dis bravo pour cette photo !

MES GRANDS PARENTS M' ONT RACONTE CE MOMENT

Ils en parlent encore comme si c' était hier !

JE SUIS SINCEREMENT BOULVERSE PAR LE SACRIFICE DE CES HOMMES ORDINAIRES

Ce sont les Russes et les Ricains qui ont délivré mon grand père paternel et ses frères dans des camps en Allemagne ( associaux , prisonniers politiques , prisonniers de guerre et résistants communistes ou républicains dénoncés par leurs voisins )

Mon grand père maternel était dans un camp de travail forcé au Danemark dans une île de la Baltique gardé et administré par les allemands ( sorte de camp de vacances avec des miradors autour et du barbelé ! )

Une partie de ma famille était dans le centre de la France ( réfugiés territoriaux de l' Est )

Ma grand mère , cachée dans la campagne dans le MORVAN puis en BRETAGNE , séparée de sa famille durant des mois , des trucs inimaginables aujourd' hui !

Des destins ordinaires dans une époque sombre !


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